1- Génèse du projet

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LA GENESE DU PROJET

Un projet comme celui ci ne peut pas être calqué sur ce qui se passe ailleurs, il naît uniquement si une conjonction de besoins réels et de volontés (humaines et politiques) voit le jour.Notre projet est né d’une longue réflexion entre des parents d’enfants en situation, ou non, de handicap, des professionnels de l’enfance (spécialisée ou non), des « amis » (des personnes intéressées mais non directement concernées), qui ont voulu échanger leurs points de vue, exprimer pour eux comme pour d’autres des besoins, qui ont souhaité partager et porter un engagement citoyen, et ainsi participer au développement durable de leur Pays rural.

Une nouvelle loi, la loi de l’égalité des droits et des chances : loi du 11 février 2005, qui apporte une nouvelle approche et pose de nouveaux principes, plus favorables à l’intégration.

Les loisirs pour tous, c’est un droit : ceci semble une évidence quand on sait l’importance complémentaire à la famille et l’école que peut prendre le temps libre dans le bien être de l’enfant et dans la constitution de l’adulte de demain. Mais l’accessibilité pour tous n’est pas une réalité.

Le nombre de structures de soins à domicile pour les personnes en situation de handicap augmente, permettant plus souvent à l’enfant de rester en famille, et parfois d’être intégré dans l’école de son village ou quartier.

Pourtant, il n’y a pas aujourd’hui de réelles possibilités d’accueil des enfants en situation de handicap dans les Centres de loisirs de proximité.

Par ailleurs, ces Centres de loisirs de proximité ne peuvent et ne pourront pas répondre à tous les types d’accueil (selon les adaptations ou précautions liées au handicap spécifique, il peut y avoir incompatibilité notamment de moyens à engager), et encore moins à de trop nombreux accueils.

On peut repérer sur le territoire du Pays de (via la Caisse d’allocations familiales) 146 familles bénéficiant de l’AEEH. Ces familles sont réparties équitablement sur le territoire qui, s’il compte une zone plus urbanisée, n’a pas de ville phare très importante par rapport au reste du territoire (Morlaix n’est ni Brest, ni Quimper, autres « capitales » de Pays, le Pays de Morlaix a donc une spécificité à prendre en compte).

DES BESOINS

Les enfants expriment parfois cette interrogation, qui est aussi une demande : pourquoi ne puis-je pas aller au centre de loisirs comme mes frères et soeurs, ou comme mes voisins ?

Les familles sont seules face aux difficultés de trouver des loisirs adaptés à leurs enfants en situation de handicap, pour ce qui concerne les loisirs demandant un accueil collectif, mais aussi pour des loisirs familiaux –adaptations onéreuses, par exemple sur la plage, en balade…). A qui s’adresser ?

Une intégration de proximité dans le cadre scolaire peut autoriser des parents à occuper un travail correspondant à leurs capacités, leurs besoins et leurs envies. C’est « normal » ! Bien souvent, pourtant, les temps hors école (mercredi, vacances) empêchent d’occuper certains postes ou de travailler comme on le souhaite.

UNE ANALYSE ET DES CONVICTIONS PARTAGÉES

Faire changer le regard sur le handicap passe certainement par une loi (2005) qui impose de nouvelles approches, mais cela ne suffira pas. Il faut que de nombreuses actions ajoutent leur dynamique, leur communication, et la preuve par l’exemple.

Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain, qui pourront porter un regard nouveau, ordinaire, sur la différence (qui n’en sera plus une ?).

Elargir la volonté politique d’intégration scolaire à la vie de tous les jours des enfants via les temps de loisirs, c’est aussi passer de l’intégration scolaire à l’intégration sociale.

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